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01mai
Olivia Giacobetti
Son métier : parfumeur, compositeur de senteurs. Ce don et cette passion lui sont venus très tôt en observant Montand, ex-parfumeur, froisser des fleurs de Frangipanier, dans son île natale, la Corse. Aujourd’hui, elle est un « nez » reconnu.
Elle est née en 1966 à Boulogne. Son père, Francis Giacobetti est un photographe très connu du monde de la Mode. Olivia Giacobetti s’inspire du quotidien, d’odeurs: l’eau, le coing, le figuier, la fleur de vigne, le linge qui sèche, le thé,… Elle débute sa carrière à 17 ans, chez Annick Goutal où pendant quatre mois, elle mémorise les odeurs. Elle est ensuite engagée chez le parfumeur grassois Robertet comme peseuse. Elle y reste 7 ans. En 1990, à 24 ans, elle crée sa propre société. Pour sa passion, elle court le monde. Les Grands Villes lui parlent. New-York sent pour elle le musc et le sel. La pomme lui inspire Musc de Kiehl’s. Elle signe, en 1994, Premier Figuier pour l’Artisan Parfumeur. Senteur originale qui ne ressemble à rien de ce qui existe et qui est un énorme succès. Elle recherche avant tout une cohérence, un lien entre sa création et l’image de la marque pour laquelle elle travaille. Chaque nouveau projet est un nouveau regard, une nouvelle envie. Ce sont des rencontres, source d’inspiration. Elle rêvait par exemple, de travailler un iris. Pour Hermès, il s’est imposé, pur et dépouillé. En 1999, elle signe Hiris. Ce parfum séduit aussi bien les femmes que les hommes. Elle travaille pour de prestigieuses marques comme l’Artisan Parfumeur (Thé Pour Un été en 1996, L’Eau du Fleuriste en 1997, Dzing ! en 1999, Navegar en 1998, Tea for Two en 2000, Thé des Sables et Un Bouquet en Mai en 2001, Extrait de Songe en 2005 ), pour Dyptique (Philosykos en 1996, Ofrésia en 1999, Bougie Essence de John Galliano en 2005), Andrée Putmann et Préparation Parfumée en 2001, mélange de poivre, de bois, de coriandre et de nénuphar, Guerlain avec le Petit de Guerlain en 2005… En 2003- 2004, elle a vécu l’aventure unique de Iunx, parrainée par Shiseido, un espace de 350 m2, aménagé comme une galerie d’art, dédié au parfum sous toutes ses formes : crèmes, gels, shampoings, cires qui exhalaient des parfums improbables aux noms recherchés, raffinés, évocateurs de contrées. Cette boutique n’a pas rencontré son public mais Olivia Giacobetti a gardé la propriété intellectuelle de toutes ces créations qui pourraient renaître ailleurs.
Dyptique
34 Boulevard Saint-Germain
75005 Paris
Tél : 01 43 26 45 27
